Cameleon veut ouvrir un magasin en Flandre

Cameleon veut ouvrir un magasin en Flandre

Mardi, Caméléon fêtait son premier anniversaire depuis la relance de l’entreprise. Et le management se montre ambitieux : le spécialiste de l’outlet souhaite ouvrir un magasin en Flandre, se lancer dans l’occasion et étudier les possibilités de l’e-commerce.

Destination Street

Un an après sa sortie de faillite, Caméléon déborde d’ambition. Mardi, le retailer soufflera la première bougie de Rengo, le nouveau holding qui a impliqué les collaborateurs dans la relance. Sa CEO Pascale Switten est fière de la bonne santé financière qu’affiche l’entreprise, surtout après une année aussi difficile et volatile.

« Nous avons revu notre structure des coûts et surtout notre stratégie d’approvisionnement. Nous commandons désormais en fonction des besoins des magasins, ce qui nous permet de conserver la maîtrise de nos stocks », explique Pascale Switten. Mais la plus grande réussite est le nouveau concept du magasin Woluwe-Saint-Lambert. Rengo Street transforme l’outlet en une véritable destination, où les clients trouvent des pâtisseries, des livres, des plantes et plus encore.

« Le week-end dernier, Jacques Borlée est venu y présenter son nouveau livre. Nous collaborons avec un éditeur de livres de Gand, nous hébergeons le restaurant vietnamien Hanoi Station et nous vendons de nombreuses marques belges comme Gimber et Nona », explique Switten à propos de la nouvelle identité centrée sur la coopération et la circularité.

Cameleon veut ouvrir un magasin en Flandre

Flandre

Comme les consommateurs flamands connaissent également Caméléon, la formule souhaite s’étendre en Flandre. Le projet est encore en phase de démarrage, mais la recherche d’un bâtiment ou d’un emplacement est concrète. Les premiers contacts ont déjà été noués. « Ce sera un magasin de 1 500 à 2 000 mètres carrés, semblable à celui de Genval. » Cet établissement aura droit à un relooking l’année prochaine.

La numérisation est également dans le pipeline. Pascale Switten envisage plusieurs options : « Nous voulons évidemment opter pour un concept phygital, mais comment ? Nous devons rester attentifs à la rentabilité. » Le fournisseur en ligne Snapstore a jadis fait partie du groupe. Même si le concept était novateur, c’était un gouffre financier. Il a fallu le vendre.

Groupe de travail sur les articles d’occasion

L’entreprise est à la recherche d’une solution conforme à ses valeurs écologiques. « Peut-être avec du click & collect ou des livraisons à vélo. Mais si cela implique une multiplication d’envois et de retours polluants d’articles, nous pouvons aussi choisir de ne pas le faire. En tout cas, nous voulons rester fidèles à notre identité et ne pas commettre à nouveau l’erreur d’aller trop vite en besogne. »

Caméléon planche également sur le marché de l’occasion. Un groupe de travail interne – composé d’un vendeur, d’un acheteur et d’un membre du service marketing – étudie les possibilités d’introduire cette idée dans les magasins. Idéalement, le retailer souhaiterait que les clients puissent rapporter leurs propres vêtements en échange d’un bon d’achat. L’upcycling pourrait alors être l’étape suivante, conformément au modèle circulaire.